À Marseille pour parler de Daney, de Pialat…

Deux jours à Marseille. Frappé par la beauté incroyable de cette ville, qui ne ressemble à aucune autre ville de France. Il y a du mistral. Philippe Bérard vient nous chercher à la gare Saint-Charles, vendredi en fin d’après-midi. J’ai voyagé avec Patrice Rollet, nous participons ensemble à une « Carte blanche à Serge Daney » organisée par dfilms (elle dure jusqu’au 16 décembre, pour voir toute la programmation sur demande : dfilms@orange.fr). De la gare Saint-Charles jusqu’à notre hôtel, nous marchons une bonne dizaine de minutes. Nous descendons les escaliers de la gare en évoquant ensemble les scènes tournées par Jacques Demy dans son dernier film, Trois places pour le 26. Le temps de bavarder, avant le rendez-vous fixé à 19 heures au Centre international de poésie, Marseille, dans le quartier du Panier. Très peu de monde, nous sommes déçus. Cela n’empêche pas la conversation entre Patrice Rollet et moi d’être amicale et profonde. Chacun à notre tour, nous évoquons le parcours de Serge Daney, d’abord aux Cahiers du cinéma, puis à Libération, enfin à Trafic. Je me souviens que Serge Daney, malade, avait été invité à Marseille en février 1992. Il était venu parler de cinéma, de son expérience de critique, et de son projet de fonder une nouvelle revue, qui sera Trafic. Je lui avais donné rendez-vous à Aix-en-Provence, et nous avions passé un long week-end à faire un très long entretien pour un livre à venir dont il avait choisi le titre : Persévérance. Serge mourut avant de terminer de réécrire cet entretien. Persévérance parut deux ans plus tard chez POL, l’éditeur de Serge Daney.

Vendredi soir, il a été question des années 70, de la fin de la période noire et triste des Cahiers, de la volonté de Serge de prendre en charge la revue. Je me souviens de cette réunion historique, dans le bureau des Cahiers du cinéma, encore installés rue Coquillière. Réunion de crise. Qui veut bien se charger de la revue ? Serge avait levé la main, timidement, en disant qu’il avait du temps devant lui. Aucune volonté de pouvoir, aucune volonté de se mettre en avant. Juste le dévouement : Serge avait du temps, il revenait de longs voyages solitaires à travers le monde. Il avait enfin trouvé son port d’attache : cette revue pour laquelle il avait le désir de consacrer toute son énergie. Le temps du cinéma allait revenir, patiemment. Serge allait prendre un réel plaisir à « faire les Cahiers », à les fabriquer de ses mains. Cela correspond pour moi à un temps de formation, d’apprentissage. J’étais heureux d’être à ses côtés. Le dialogue avec Patrice Rollet dure plus d’une heure. Il aurait pu durer bien davantage encore.

Samedi, Philippe Bérard m’emmène au cinéma l’Alhambra, la belle salle municipale de L’Estaque. J’y présente L’Enfance nue de Maurice Pialat. Je revois le film avec émotion, tellement ce film est fait sur l’arrachement, le caractère irréductible de l’enfance abandonnée. Dès son premier long métrage, Pialat filme au plus près de l’os. Pas de graisse, aucun pathos. Le petit François, il faut le prendre tel qu’il est, avec ses qualités et ses défauts. « Sournois et vicieux », dit de lui la mère adoptive qui s’en débarrasse, après qu’il ait tué, par pure cruauté, le chat noir de sa fille Josette. François retourne à l’Assistance publique, avant d’être placé chez les Thierry, ce couple magnifique qui l’aime comme un fils. Mais François continue de faire des bêtises.

Après la projection j’évoque le cinéma de Pialat, la relation qui nous liait, au fil des années, complexe mais dense, jusqu’à sa mort le 11 janvier 2003. Je parle de l’hommage que nous rendrons en février 2013 au cinéaste, avec l’intégrale de son œuvre et l’exposition de ses peintures, mais aussi de ses archives que Sylvie Pialat a confiées à la Cinémathèque française. Pialat et la peinture. Pialat et le cinéma. Pialat et la Nouvelle Vague. Irréductible Maurice Pialat. Génial Maurice Pialat.

P.S.: Un autre hommage à Serge Daney se déroule à Marseille, organisé par Extérieur  Nuit (Michèle Berson), intitulé : « Serge Daney, une pensée en forme de boussole ». Du 16 novembre au 15 décembre 2012. Voir la programmation complète en allant sur : http://www.exterieurnuit.fr/programme-complet.html

Étrange situation de la cinéphilie marseillaise, qui propose deux initiatives simultanées, toutes deux consacrées à Serge Daney. Manque de coordination ? Rivalités locales ? Impossible de comprendre…

 

6 Réponses à “À Marseille pour parler de Daney, de Pialat…”

  1. Bérard a écrit :

    Le 1er janvier 2o13

    Cher Serge,

    Je te souhaite une 13 heureuse année.
    Ici, comme elle est “Capitale“, j’en profite pour revenir à l’année dernière et à ta venue au mois de décembre 2o12.

    Merci Serge d’avoir accepté spontanément l’invitation de dfilms pour rendre hommage à ton ami S.D. et d’avoir consacré deux jours de ton temps, les 7 et 8 décembre 2o12 à la 2ème édition de notre Festival d’automne dfilms, une histoire de cinéma à Marseille, consacré cette année, à Serge Daney, à la revue Trafic et à La Maison cinéma et le monde.

    Merci pour ton blog concernant Marseille, ma ville.

    Merci pour la conversation avec Patrice Rollet et pour les temps de cinéma que vous avez si bien explorés au centre international de poésie Marseille : celui des Cahiers, dont tu as été avec S.D. un des acteurs fondamentaux ; celui du journal Libération, où Daney pouvait s’en donner à cœur joie ; ou celui de Trafic, la revue qui sait ; car son mot d’ordre : « prendre le temps de (re)voir les films », le prouve.
    Merci d’avoir permis à S.D. de terminer sa “ciné biographie“, Persévérance.

    Au cinéma l’Alhambra, je t’ai vu accompagner les spectateurs marseillais dans la maison cinéma de l’irréductible Pialat, et leur raconter « L’enfance nue », les années de peinture et l’arrêt brutal et définitif de cette pratique artistique, les années de merdre pour gagner sa vie, les années cinéma… et, tout en restant à l’écoute fasciné, je me disais : comment faire comprendre au public que l’œuvre de Pialat est épidermique, à fleur de peau, presque tactile, écorchée vive. Très proche de la vraie vie, quoi !
    Je ne savais pas alors, que nous allions entrer dans la chambre mortuaire de Pialat et que tu allais raconter aux spectateurs tes souvenirs : le corps exposé dans son ultime intimité, la venue de la famille cinéma, avec laquelle il était fâché, qui ne cessait d’accourir, la visite d’admirateurs, les enfants, dont son fils Antoine, qui jouaient en courant autour du défunt… C’est en te voyant en train d’exorciser, pour la première fois en public, la tension dramatique de ce réel insupportable que l’œuvre de Pialat m’est revenue en bloc.

    Bravo à “l’acteur studieux“ et sentimental, qui a su nous représenter la violence et la force de Pialat.

    Cette “carte blanche à Serge Daney“ est dédiée Aux beaux Serge : Daney, Toubiana et Le Péron.

    Elle est pour JLG, qui a eu 82 ans le 3 décembre, et André S.Labarthe, qui lui, a fêté ses 81 ans le 18 décembre. Que d’anniversaires !

    Merci encore pour l’anniversaire d’Isabelle, les huitres, les oursins, et le cinéma.

    Bien à toi,

    Philippe Bérard
    pour dfilms

  2. exterieur nuit/Michèle Berson a écrit :

    Cher Serge,

    Je te remercie de ta mention sur le blog, de la manifestation Serge Daney, une pensée en forme de boussole.
    http://www.exterieurnuit.fr/programme-complet.html
    J’essaye de répondre à ton interrogation sur la situation de la cinéphilie marseillaise. C’est un exercice difficile en ce moment pour moi: je suis sonnée par la mort de Jean Henri, et ta question a un lien avec le travail militant pour le cinéma de Jean Henri, et celui d’Extérieur Nuit, depuis 25 ans:
    Je n’aurais jamais ni rencontré, ni développé des liens amicaux avec Serge Daney sans Jean Henri Roger qui l’avait amené à Marseille pour l’intégrale JLGodard qu’organisait Extérieur Nuit en mai 1991 à La Vieille Charité.*1
    Serge était ami avec Jean Henri et vantait ses qualités d’enseignant et de pédagogue. Moi, je profitais d’heures et de journées entières de complicité avec Serge, dans les bars marseillais. A nouveau, en février 1992, nous avons eu Francis Romanetti et moi, le privilège amical d’accompagner Serge au cours de journées à Marseille et à Aix en Provence, puis de le conduire à l’Auberge du Belvédère à Eguilles où tu lui donnais rendez-vous pour Persévérance.

    Tu sais que l’hommage des passagers au passeur en 1993 était un projet et surtout une volonté conjointe de Jean-Henri, alors vice-président de Paris 8, et d’Extérieur Nuit qui en a assuré la réalisation. Cette manifestation réunissait trente trois amis, invités à choisir un film, et à venir pour trois jours de colloque à Marseille. Toi même, Joao Cesar Monteiro, Robert Kramer, Jean-Claude Biette, Raymond Bellour, Sylvie Pierre, Jean Douchet, Jean Narboni, Serge Le Péron, Danièle Dubroux, Pascal Kané, Simon Luciani, Paul Otchavsky Laurens, Pascal Bonitzer, Olivier Seguret, Pascale Dauman, Huguette Daney, Jacky Raynal et bien d’autres sont venus. La manifestation et les trente trois films se sont fait chasser de la salle de La Vieille Charité par la MMI, qui en avait fixées les dates. (Dans son CV Philippe Bérard se revendique programmateur de la MMI à cette époque). Jean Henri, venu dans la journée à Marseille pour cette réunion, en est reparti, « la délégation albanaise quitte la salle » a-t-il dit, avec Extérieur Nuit, chassée du lieu pour une dizaine d’ années. *2 L’hommage des 33 passagers a eu lieu ailleurs, et a été mémorable.

    Je suis abasourdie par la mort de Jean-Henri, qui ravive aussi des blessures: la mort de Francis Romanetti, et le souvenir de certains agissements du côté de Marseille. Les choses semblent se répéter, et les procédés aussi, alors que la situation est différente aujourd’hui. J’ai cru qu’une coordination, à défaut d’une collaboration était possible. Mais je me suis trompée.

    Au premier semestre 2012 de beaux hommages ont fleuri à Paris: Les 20 ans de Trafic à Beaubourg et celui de la Cinémathèque française, le tien. En clin d’œil à « l’hommage des passagers au passeur » Extérieur Nuit proposait avec « Serge Daney, une pensée en forme de boussole » de réunir les amis disponibles, les invitait à des journées de colloque pour une réflexion « où (en) est le cinéma », et comment la pensée de Serge peut nous éclairer en ces temps de mutations technologiques et économiques galopantes.
    Serge Le Péron, Sylvie Pierre, Raymond Bellour, Marcos Uzal, Jacques Rozier, Pascal Kané, Jean Louis Comolli, André S. Labarthe, Catherine Poitevin, Liliane Giraudon, Jean-Jacques Viton, Jean-Pierre Rehm étaient partie prenante dans ce projet .dont Jean-Henri Roger, Paul Otchavsky Laurens étaient complices.

    J’ai essayé d’harmoniser avec la manifestation de dfilms. J’ai décalé d’une semaine la fin de ma manifestation. J’ai ainsi pu te rencontrer et assister, le 7 décembre, à ta belle intervention, à La Vieille Charité (cipM), avec Patrice Rollet, sur le temps des Cahiers et de ta collaboration et amitié avec Serge Daney, puis des années Libé, jusqu’à son départ après l’ « affaire Uranus Dommage que la projection qui a suivi, annoncée par un solennel « Place au cinéma ! » n’ait été qu’un pâle ersatz (un mauvais DVD ?) des Saisons de Pelechian, chef-d’œuvre qu’à fait connaître Serge. Derrière la vitre de la cabine, deux appareils de projection 16 et 35mm le regardaient.
    Est-ce le même DVD qui a été projeté dans le cinéma du centre-ville, Les Variétés ? et en quel format étaient les autres films projetés ?

    « Serge Daney, une pensée en forme de boussole » organisée par Extérieur Nuit proposait aussi des lectures, des films, projetés dans leur format original et non en DVD. Des copies 35 mm introuvables ou non projetables à l’époque, parmi les films choisis par les amis en 1993 (Rio Bravo, Dodes’kaden, Vertigo, Seven Women…) aujourd’hui disponibles, grâce au remarquable travail de distributeur et de passeur que fait Jean-Marie Rodon (Action) ont été projetées. *3

    C’était un minimum d’exigence, au dessus de ses moyens pour Extérieur Nuit. Mais c’est avec plaisir et honneur, en complicité avec les amis de Trafic et Jean Henri.

    Merci pour ton beau texte « notre ami Jean-Henri Roger». Moi aussi, je rêvais de continuer à m’amuser avec lui, et avec toi.
    Michèle Berson

    • *1 Extérieur Nuit avait créé les premières rétrospectives dans ce lieu en 1988, « Berlin-Hollywood : Weimar en exil » avec Jean Michel Palmier, et y organisait régulièrement des manifestations remarquées dont « John Cassavetes : continuité, Tout Jacques Tati, Jean Eustache, Nicholas Ray, Les années Tanner, « Pasolini, poète et cinéaste»
    • …
    *2 L’Association a pu à nouveau y organiser « Retour à Jean-Michel Palmier » en 2004, , « Vivre en cinéma » pour les 20 ans de l’association en 2008 avec Jacques Rozier et ses films, Jean-Henri Roger et « code 68 », « Mitchka » de Jean-François Stevenin, en 2009 « Pour en finir avec la Nouvelle Vague » avec Jacques Rozier et André S.Labarthe.

    •Ailleurs:Les variétés, Le Polygone étoilé, le FID, l’Institut de l’image « projections croisées Fassbinder/ Sirk » en 2006, « M.Fritz Lang » en 2007 , une nouvelle édition de « Fifi Martingale » de Jacques Rozier en 2010, « Cinéastes de notre temps » avec André S.Labarthe en 2011.

    Entre temps, Extérieur Nuit a développé Ciné-Belsunce, projections en plein air et en salle, précédées de concerts, en complicité avec un ancien cinéma oriental disparu, pour le quartier Belsunce. Des rétrospectives Youssef Chahine en 99, une intégrale des films de Yousry Nasrallah en 2000, en la présence du réalisateur et celle d’Humbert Balsan ont marqué l‘apogée de ce projet, repris aujourd’hui par Aflam.

    *3 Par exemple, pour Dodes’Kaden, choisi par Gilles Deleuze, Marie Christine de Navacelle était allée au Japon demander et obtenir, grâce à l’intercession de la veuve d’Ozu auprès de la Toho, l’autorisation pour une projection à un public d’étudiants à Marseille. (Elle n’a pas été accordée pour Saint-Denis)

    http://www.exterieurnuit.fr/programme-complet.html

  3. LABARTHE a écrit :

    LABARTHE a écrit : Votre message est en attente.
    Le 7.02.2013 à 17:19

    Mon cher Toubiana,
    Je trouve un peu léger de ta part, dans ton compte-rendu de ta dernière descente à Marseille à l’occasion d’un hommage à Serge Daney d’avoir relégué en post-scriptum (et entre parenthèse) le nom de Michèle Berson qui aurait dû et devrait, en bonne justice, venir en première ligne dès qu’on aborde le sujet de la cinéphilie à Marseille. Cela m’écoeure un peu, je voulais te le dire.
    André S. Labarthe

  4. serge toubiana a écrit :

    Cher Labarthe,
    J’ai évoqué mon expérience marseillaise, pas très heureuse d’ailleurs, en rendant compte de ce que j’ai vu. En disant aussi que le fait qu’il y ait deux hommages simultanés rendus à Serge Daney me paraissait bizarre. Je ne vois pas ce qu’il y a d’écoeurant là-dedans. J’étais convié par Philippe Bérard, ce qui ne m’empêche pas d’estimer le travail de Michèle Bierson. S.T.

  5. Bérard a écrit :

    Bonjour Serge,

    Je viens de prendre connaissance des réponses du 6 et 7 février 2013 concernant ton passage à Marseille pour la « carte blanche à Serge Daney » les 7 et 8 décembre 2012.

    Je ne pensais pas que Michèle Berson continuait à s’accaparer une programmation que j’ai effectuée en décembre 1991 et je ne vais pas, comme elle, raconter les mille et une programmations que j’ai réalisées.
    Un constat récent me semble plus approprié.

    – 2011, grâce au soutien d’André S. Labarthe, de Judith Revault D’Allones des Cinémas du Centre et d’agnès b., je programme pour dfilms une trentaine de films de la série : « CINÉASTES, DE NOTRE TEMPS » avec l’Institut de l’image à Aix-en-Provence, avec L’Eden Théâtre à La Ciotat et dans 16 lieux à Marseille.

    André Labarthe, accepte de venir passer un séjour à Marseille pour présenter la série et j’organise pour « un des pères du cinéma », une rencontre avec agnès b., « la fille qui aime le cinéma ».

    Michèle Berson programme simultanément à Marseille « CINÉASTES, DE NOTRE TEMPS ». Beau télescopage.

    – 2012, dans le cadre des 20 ans de la revue « TRAFIC » aux cinémas du Centre Pompidou et de l’hommage rendu à Serge Daney par la Cinémathèque, je réactive avec le centre international de poésie Marseille, la carte blanche que j’avais proposée à Serge Daney en décembre 1991.

    Nos dates de programmation sont arrêtées. Michèle Berson décale les siennes et programme simultanément, à Marseille, un hommage à Serge Daney.

    Alain Bergala, intervenant comme toi pour cette « carte blanche à Serge Daney », a vécu l’histoire simultanément ; véritablement dommageable pour le public.

    Par ailleurs, comme tu le sais, le cinéma ne crève pas les écrans à Marseille.
    Avec une actualité inconstante, des films de répertoire ou de patrimoine absents ou noyés par les sorties nationales, et des films d’auteurs jamais programmés dans notre ville, les spectateurs marseillais sont privés de cinéma, cf. : Les oubliés de 2013.

    Et, comme c’est le concept, forcément deleuzien, qui manque sur les écrans, dfilms développera durant cinq ans (2014 – 2018), une histoire de cinéma autour d’une thématique universelle et contemporaine : l’addiction.
    « une histoire de cinéma, ADDICTION, de 1895 à nos jours » sera accompagnée d’une publication, « ADDICTION, un cinéma de tous les genres », dont les « auteurs-passeurs », “ciné-fils“ de profession, partagent la même addiction : celle au cinéma.

    L’addiction étant un vaste sujet, qui concerne tout le monde, je prépare un trait d’union entre Marseille et Paris.

    Je t’envoie le dossier par mail car j’aimerais en discuter avec toi et Jean-François.

    J’en profite pour embrasser André Labarthe qui se sert de moi pour que je me serve de lui, afin de servir le cinéma.

    Amitiés,

    Vive Pasolini l’enragé,

    Philippe Bérard
    dfilms

    Les Oubliés de 2013
    Liste de films non-programmés en centre ville dans nos salles marseillaises, du 19 décembre 2012 au 5 novembre 2013.

    – 4h44 Dernier jour sur terre d’Abel Ferrara
    – Un enfant de toi de Jacques Doillon
    – Aujourd’hui d’Alain Gomis
    – La poussière du temps de Théo Angelopoulos
    – Blancanieves de Pablo Berger
    – El estudiante  de Santiago Mitre
    – La Fille de nulle part de Jean-Claude Brisseau
    – La Porte du Paradis de Michael Cimino (version restaurée)
    – Bestiaire de Denis Côté
    – Mystery de Lou Ye
    – Queen of Montreuil de Solveig Anspach
    – Free Angela de Shola Lynch
    – Derrière la colline de Emin Alper
    – La Belle endormie de Marco Bellocchio
    – Casa Nostra de Nathan Nicholovitch
    – Pieta de Kim Ki duk
    – Paradis : Espoir de Ulrich Seidl
    – Paradis : Foi de Ulrich Seidl
    – Entrée du personnel de Manuela Frésil
    – L’intervallo de Leonardo Di Costanzo
    – L’esprit de 45 de Ken Loach
    – Le Pouvoir de Patrick Rotman
    – La Fille du 14 juillet de Antonin Peretjatko
    – Le Fils unique de Yasujiro Ozu (version restaurée)
    – Room 237 de Rodney Ascher
    – Amore carne de Pippo Delbono
    – Before Midnight de Richard Linklater
    – Le Congrès d’ Ari Folman
    – Vic et Flo ont vu un ours de Denis Coté
    – Le grand tour de Jérôme Le Maire
    – Leviathan de Lucien Castaing -Taylor
    – Artémis, cœur d’artichaut de Hubert Viel
    – Voyage à Tokyo ( version restaurée ) de Yasujirô Ozu
    – Il était une fois en Yougoslavie : Cinéma Kommunisto de Mila Turajilic
    – C’est la fin de Seth Rogen et Evan Golberg
    – Haewon et les hommes de Hong Sang-Soo
    – Salvo de Fabio Grassadonia
    – Nos héros sont morts ce soir de David Perrault
    – Grandir de Dominique Cabrera

  6. Lou Anne Andreas a écrit :

    Je tombe un peu par hasard sur ces échanges sur le cinéma à Marseille, ces personnes qui prétendent être des « cinéphiles marseillais  » oublient les belles programmations qui étaient diffusées au Mucem en 2013, signées par Danièle Hibon et Antonia Naim, avec au programme le cinéma de patrimoine, des films rares (et même rarissimes…), les courts-métrages (une très belle Nuit du court par exemple avec une salle pleine de cinéphiles et autres curieux, j’y étais) . Bref, à Marseille se passent des choses côté cinéma…
    Salutations cinéphiles. Lou.

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