Exercice 1 – école Eugénie Cotton

Nous avons démarré les ateliers avec nos élèves de CP en octobre par l’exercice 1. Nous les avons guidés pour qu’ils imaginent, et racontent une histoire à partir d’un tableau choisi parmi cinq que nous leur avions proposés. La piscine a eu beaucoup de succès auprès des petits, ainsi que Les enfants devant la palissade, et Les randonneurs. Nous avons donc finalement travaillé à partir de ces trois tableaux.

Le retour de Léonore après les deux premiers ateliers, est à l’image du ressenti de la classe : « Moi, je n’ai pas beaucoup aimé les tableaux, je n’aimais pas les couleurs à part le bleu de la piscine et des fois des couleurs vives, et je n’aimais pas les paysages non plus, je les ai trouvé moches… ». L’exercice leur a plu, mais les enfants ont été peu sensibles aux oeuvres proposées.

Les élèves ont raconté une petite histoire sur l’un des tableaux, dans laquelle il s’identifiait le plus souvent à l’un des personnages : ils commençaient la plupart du temps par « Je m’appelle » en inventant un prénom, puis ils imaginaient ce que ressentait le personnage, ou ce qu’il était en train de faire.

Voici quelques extraits bruts, retranscrits :

La piscine

Erwann : « Je m’appelle Thomas, je nage, mon maitre me regarde pendant que je nage, bientôt je serai le nouveau professeur de tous les enfants du monde, le nouveau maître nageur.

Sarah : « Je ne suis pas très content, parce que je lui ai dit de sortir de la piscine, et il ne m’écoute pas »

Léonore : « Je regarde la scène, c’est très étrange, on lui dit de sortir de la piscine pour faire une roulade en tombant dans l’eau, il sort pas, c’est très bizarre… »

Mohamed « Je suis à la piscine, je suis dans l’eau, le maitre nageur me regarde, bientôt, je vais savoir nager très bien.

Antoine : « Le bonhomme regarde la fille avec les cheveux noirs en train de nager, et les autres copains sont de l’autre coté, ils nagent, il y a beaucoup de gens, tellement qu’in ne peut même pas les compter.

Les enfants devant la palissade

Raphaël : « Je suis un petit garçon, j’ai 6 ans, j’aime bien l’école, c’est l’heure de la récréation, je suis en train de fabriquer un lance-pierre pour les gens qui sont méchants avec moi, et mes copains ils m’aident, ils vont m’aider à tirer sur eux, le chef de groupe, il est en train de le faire… je suis le plus petit de la bande, je m’appelle Martin, mon surnom c’est Markus »

Aymane : « Je m’appelle Thomas, j’ai dix ans, et on va fabriquer un lance pierre, mon copain m’a pris mes lacets pour fabriquer le lance-pierre, et il prend tous les habits des autres discrètement, à chaque fois il fait ça quand il veut fabriquer des choses. »

Les randonneurs

Saskia : « Je m’appelle Rayan, j’ai une canne, je fume ma pipe, je m’apprête à me lever pour aller faire une ballade sur les montagnes, là-bas très loin »

Adam : « Ils ont tellement marché dans la campagne à travers les montagnes, il y en une qui est tellement fatiguée… elle dort. »

Léonore: « C’est vraiment beau cette montagne, à cause de cette nature, je veux devenir un ange entre tous les nuages… »

Puis, nous avons passé plusieurs séances à regarder des extraits de film. Nous avons guidé le regard des enfants pour qu’ils comprennent la notion de plan, et l’utilisation des différentes tailles en fonction de l’émotion que le réalisateur veut communiquer au spectateur, ou de ce qu’il veut montrer. Les enfants ressentent bien les choses, mais ils ont beaucoup de mal à verbaliser, et à analyser les situations. Nous nous adaptons en simplifiant et en utilisant les émotions des personnages ou du spectateur comme vecteur d’analyse.

Les élèves ont vu les extraits suivants :

La petite marchande d’allumette – Mandy – Le petit fugitif – Mouchette –Récréations – Boudu sauvé des eaux

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