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Exercice 2 : Le franchissement du lieu

Nous devions réaliser une séquence dans laquelle l’élément central était le lieu dont il fallait filmer l’entrée. Nous avons choisi comme lieu un CINEMA car il nous rassemble tous. L’idée nous est venue lorsque l’une de nous a raconté sa première fois au cinéma ( il y a seulement 2 ans!). Elle nous a raconté que ce lieu était pour elle inconnu avant cette première fois. C’est le lieu de l’imaginaire, des films, de la fiction. Par la suite, chacun a raconté son expérience avec ce lieu, car aller voir un film au cinéma, ce n’est pas la même démarche que de le regarder chez soi sur sa télévision. Le cinéma est le lieu du rêve, de l’infranchissable…. Nous avons par la suite toutes retrouvé des souvenirs heureux là-bas.

20171108_134851Nous avons voulu faire ressentir aux spectateurs l’appréhension du personnage principal lors de son attente et de son entrée dans ce lieu, car nous avons fait le constat qu’il était rare pour nous d’aller seul au cinéma. Nous y allons toujours entre copines, en groupe pour pouvoir échanger ensuite sur le film. Le principe d’y aller seul n’est pas commun, surtout au collège. Et puis, le cinéma « Les 6 Rex » dans lequel nous allons souvent entre copains ou en famille n’est pas loin de notre collège.

Nous avons travaillé à partir des films Rebecca d’Hitchcock et de Edward aux mains d’argent de Tim Burton.
Nous sommes allés au cinéma voir Rebecca en entier à  la salle Mon Ciné à saint Martin d’Hères. Le film entier est basé sur le lieu qu’est Menderley, hanté par la disparition de l’ancienne femme de son nouveau mari. Pour Edward aux mains d’argent, nous n’avons vu qu’un extrait pouvant nous aider pour notre exercice 2.

Dans «Edward aux mains d’argent», nous avons retenu le mécanisme d’arrivée dans le lieu fantastique du vieux manoir. L’enchaînement des plans est travaillé pour nous rendre ce lieu très impressionnant et magique. Nous avons remarqué que lieu n’était pas dévoilé de suite dans son intégralité mais petit à petit. Par ailleurs, le personnage était toujours filmé de sorte que le lieu vienne l’écraser.  Nous nous sommes inspirés des plans suivants:

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Le lieu encore plus imposant hors-champ

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Dans «Rebecca» d’Hitchcock, nous avons été intéressées par le plan où la caméra suit la femme à travers le long couloir vers la chambre interdite de Rebecca. Au lieu de rester fixe, la caméra suit le personnage et rend compte d’un point de vue subjectif qui nous permet de nous faire ressentir les émotions du personnage. Ce qui est angoissant pour elle et pour le spectateur, c’est qu’on ne sait pas ce qu’elle va y trouver, la mort de Rebecca restant toujours très mystérieuse. Nous nous sommes inspirés des plans suivants:

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Le couloir, un élément déterminant pour l’arrivée au lieu difficilement franchissable

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Faire ressentir l’appréhension à pénétrer dans le lieu.

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L’ultime franchissement du seuil

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Ensemble, nous avons fait un « Story Board  » puis des repérages du lieu avant de se mettre à cadrer puis filmer.Nous avons chacun eu un rôle spécial à chaque plan: une personne s’occupait du cadre avec la caméra, une pour le son et la perche micro, une pour prévenir les passants que nous filmions, une pour gérer les affaires. Un autre personne s’occupait de prendre des photos de tournage pour le blog.

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consultation de notre carnet de bord, storyboard

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Exercice 1 : Découverte du thème

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Retour sur le lieu de son enfance pour Héloïse

 

Il nous fallait filmer un lieu qui compte pour nous.
Pour cet exercice, chacun a fait l’exercice seul ou en binôme en dehors du cadre de l’atelier.
Nous avons ensuite visionné tous ensemble les exercices rapportés par chacun, et filmés depuis nos téléphones, ou nos appareils photos.
Ainsi, nous nous sommes beaucoup questionnés, pour chaque exercice visionné, sur comment rendre compte de la sensation que procure ce lieu.
Beaucoup d’entre nous ont choisi des parcs, des jardins, des arbres, évoquant notre enfance, mais aussi des trajets, des chemins souvent empruntés.
Toscan a tenté l’expérience d’un lac en montagne dont il voulait rendre la sensation en images, mais aussi grâce au son de l’eau.

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Le chemin de Méline rappelant l’absence d’un ami qui a déménagé

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Plan de Méline et Claire

Nous avons ainsi compris que le lieu n’était pas entendu ici comme un simple « espace », ou « décor », mais comme un espace sensible pour celui qui le filme et pour celui qui le regarde.

 

« Si c’était à refaire, je changerai l’ordre des plans, et peut-être aussi quelques plans, car parfois, on filme juste quelque chose parce que c’est joli, mais finalement, ça ne va pas avec les autres plans » Claire

 

 

 

« La consigne était de montrer notre attachement à un lieu. Quand on l’a filmé, on a voulu faire ressentir la joie de monter à un arbre lorsqu’on était enfant, et de montrer comment on se l’approprie » Elise.

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« La restitution collective nous remis dans la consigne. Je retiens qu’il ne faut pas vouloir montrer trop de choses, et qu’il faut faire attention aux liaisons entre les plans ». Elise

« Ne pas prendre des plans juste parce qu’ils sont beaux, mais parce qu’ils ont une utilité à l’histoire ». Mélina.

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Il fallait «  dévoiler le lieu, transformer l’endroit en lieu. J’ai voulu montrer le lieu petit à petit, avec plusieurs points de vue pour attiser la curiosité du spectateur » Toscan.

Nous nous sommes aussi vite aperçus que nous avions tendance à réaliser des plans très rapides et à les multiplier plutôt que de laisser filer un plan et voir ce qui pouvait surgir.

« Il fallait montrer un lieu qui nous parlait, et le montrer en quelques plans. On voulait montrer le terrain de jeu d’un enfant » Marie

« J’ai choisi de filmer une animalerie, car pour moi, c’est une prison pour animaux. Lorsque je l’ai filmé, j’ai voulu faire passer le sentiment de haine et de désespoir qui me prend lorsque je rentre dans ce lieu ». Ulysse. « Si je devais filmer à nouveau, je choisirai des plans qui traduisent mieux ma colère ».vlcsnap-2018-01-07-11h38m31s358

 

 

 

Oser filmer son espace intime.

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La chambre de Cédric

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L’attente au parc de Reinette et Ulysse

 

 

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L’attente au parc

 

 

 

 

 

 

 

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Le trajet hebdomadaire de Marguerite

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Le figuier de Maurine

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Le jardin de Zénaïde

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Le vieillard sortant du jardin de Zénaïde

 

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Le muret d’Inès

 

 

 

 

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Extraits pour l’exercice 1

Voici quelques extraits sur lesquels nous avons pu nous appuyer.
Des idées dans lesquelles piocher pour faire découvrir un lieu ou vouloir faire ressentir l’enjeu de ce lieu pour le personnage.

La collectionneuse d’Eric Rohmer. Ce extrait montre bien comment faire ressentir la beauté du lieu et les émotions qu’il procure pour le personnages, grâce notamment à la voix off. Le point de vue est très subjectif, et pourtant, nous sommes dans une forme quasi-documentaire.

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Voyage au bout du monde de manuel De Oliveira. Cet extrait montre que l’on peut prendre le temps sur un plan et laisser ainsi le lieu « s’exprimer » par lui-même. Ainsi, la notion du souvenir peut surgir sans qu’il y ait besoin d’explications supplémentaires. Pour que le lieu existe, il faut prendre le temps de le filmer et de le faire ainsi exister.

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Les Citronniers et Cinéma Paradiso nous ont montré que le lieu pouvait être introduit petit à petit dès l’ouverture du film, afin de montrer qu’il va devenir un enjeu central du récit. Plus qu’un décor qui est planté, le lieu devient le sujet central du film.

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Les citronniers

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Notre collège, un lieu pas comme les autres !

Bonjour, nous sommes 18 élèves volontaires de 3èmes participant à l’atelier Cinéma du collège Stendhal à Grenoble. 

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Héloïse, Marie, Eya, Claire, Maurine, Manon, Reinette, Marisa, Méline

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Toscan, Ulysse, Elise, Zénaïde, Marguerite, Lilie, Mélina, Inès et Cédric !

Puisque nous travaillons sur le thème « Des lieux, des histoires » cette année, il est indispensable de vous présenter notre lieu de travail, un lieu chargé d’histoire !

En effet, notre collège date du 17ème siècle, et notre espace de documentation ( CDI) est une ancienne chapelle construite par des Jésuites. Le grand escalier du bâtiment principal abrite une horloge solaire du 17ème siècle, une œuvre unique !

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L’horloge solaire datant du 17ème siècle dans le grand escalier central du bâtiment principal

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Façade de notre CDI ,ancienne chapelle jésuite du 17 ème siècle

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Notre cité scolaire vers 1900

En 1788, la rue face à cette chapelle fut le théâtre d’évènements précurseurs pour la révolution française en 1788 lors de la journée des Tuiles.

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1788: la journée des Tuiles. Affrontement du peuple face aux troupes royales devant notre collège. par Alexandre Debelle, (musée de la Révolution française).

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Le jeune Henri Beyle ( Stendhal) à l’École Centrale de Grenoble, dessin par Louis-Joseph Jay

 

 

A 13 ans, en 1796, l’écrivain français Stendhal, fait ses études dans notre école, alors appelée « l’école centrale de Grenoble », avant de partir à 16 ans pour l’école polytechnique à Paris. stendhal

 

 

 

 

Plus tard, notre collège a aussi connu une grande figure de la Résistance. Marie Reynoard y a été enseignante de lettres et s’est engagée dans la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Elle a malheureusement été arrêtée puis déportée au camp de Ravensbrük où elle a connu une fin tragique.

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Marie Reynoard, nommée dans notre lycée en 1936. Grande résistante. Cliché récupéré à partir d’une photo de classe

Ainsi, que d’évènements ont ainsi bouleversé la vie de notre collège !

Cela donne envie d’écrire des histoires se rattachant à des lieux…

 

 

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